. 4 expériences pour inciter les enfants aux sciences

Extraits d’ateliers scientifiques réalisés avec des classes et familles

Comprendre la décomposition des couleurs

Comment être sûr que le bleu mélangé à du jaune donne du vert ? Facile, il suffit d’un peu d’eau, de la peinture et un pinceau. Tout d’abord, il est intéressant de tenter et tester, sans recette précise, sans mesurer particulièrement. Intuition et réflexion suffiront-elles à deviner quelles sont les bons mélanges à faire ? S’il est logique de penser qu’ajouter du blanc au rouge donne du rose, d’autres tons sont bien plus difficiles à trouver. Bien plus contre-intuitifs !

On débute ainsi avec les couleurs primaires : rouge, jaune et bleu. Avec des mélanges, on doit en obtenir les couleurs secondaires : orange, vert et violet. Puis, on cherche à créer davantage de couleurs selon nos envies. Mauve, rose, bleu-nuit… A l’aide notamment du noir et du blanc.

De la chimie facile et amusante avec… de l’eau !

A présent, la chromatographie va nous permettre de faire partiellement… le contraire. Car c’est un phénomène qui décompose les couleurs. Pour cela, on peut tester plusieurs matières : feuille classique, feuille cartonnée, coton… Le mieux étant le filtre à café, blanc de préférence.

On trace des traits de couleurs au feutre. (Celle qui se décompose le mieux est le marron). Puis, on met un peu d’eau, sur le papier, à quelques centimètres (l’idéal étant d’avoir des pipettes). On peut aussi découper des rectangles de papier et en tremper le bout dans un verre d’eau.

Un labo d’enfants chimistes qui font et défont les couleurs

L’eau remonte alors par capillarité, au mépris de la gravité, et décompose chaque couleur. On peut ajouter de l’eau pour étendre l’effet sur une plus grande surface. Puis, on peut laisser sécher pour se faire des marque-pages, surtout si le papier est épais (buvard, filtre à café). Il faut alors que les papiers ne soient pas collés les uns contre les autres et… faire preuve de patience, car cela peut prendre du temps.

Astuce bonus : sur un filtre blanc, quelques gouttes d’acide citrique (à manier par un adulte) décomposent le marron de façon encore plus spectaculaire.

Expérimenter la dispersion des couleurs

Comprendre la taille réelle de la terre… par rapport au soleil

Des notions scientifiques à découvrir par le jeu

Réduisons la terre à une tête d’épingle (un point de feutre sur une feuille). Quelle serait alors la taille du soleil ? Serait-ce un petit rond, gros comme une pièce d’un euro, de deux euros, ou bien plus gros encore ? Chacun prend une feuille et dessine son soleil. On peut en relier plusieurs si on pense que la taille dépasse la feuille… Puis, on place cette feuille dans un endroit de la pièce : car il faut aussi trouver, selon ces proportions, à quelle distance de la terre le soleil se trouve.

Il est intéressant de constater à quel point enfants comme parents se font de fausses idées des distances entre une planète et une étoile, ainsi que les différences de tailles.

Solution : si la terre n’est qu’un point de feutre, le soleil est un rond de 5 centimètres de diamètre. Situé à 5 mètres ! Et il est très rare qu’un enfant ou un adulte, d’intuition, trouve un résultat proche de cela. En général, 9 personnes sur 10 situent le soleil TRES près de la terre, beaucoup trop près, de sorte que toute vie y serait impossible. Ou dans quelques cas le situent bien trop loin, en le supposant à des kilomètres du petit point. Quoi qu’il en soit, ce petit point c’est nous : dans l’immensité de l’univers nous ne sommes pas beaucoup plus ! C’est la vie, faut prendre sur soi.

Apprendre et comprendre les sciences entre parents & enfants

De telles erreurs de distance et de proportions sont assez logique : depuis l’école, nous voyons des représentations du système solaire très erronées (et pourtant, qui figurent dans les livres scolaires !) présentant des planètes ayant toutes un peu la même taille, et étant à équidistance. Ceci n’est pas étonnant, il est très compliqué de représenter la réalité sur les pages d’un livre. Même sur deux pages centrales, si on tente de montrer une représentation réaliste du système solaire, tout sera presque invisible !


Comprendre les lois de l’équilibre et de la gravité

Petit jeu pour assimiler une loi universelle… souvent vu en atelier

Tiens-toi debout, pieds joints, ferme les yeux. Quelqu’un est chargé de te pousser (gentiment et doucement) à une épaule, l’autre épaule, le dos… Recommence en changeant ta position : sur un pied / sur la pointe des pieds / en prenant l’écart de jambes de ton choix (un peu plus, un peu moins) / assis en tailleur. Puis, on inverse les rôles. A quels moments étais-tu le plus stable ? Le moins stable ? Sachant cela, si tu devais construire un bâtiment, quelle forme lui donnerait le plus de chances de résister à un tremblement de terre ?

Une bonne stabilité repose sur 3 critères :

1 – Hauteur ! En tailleur, tu es plus près du sol, donc plus stable. Tu abaisses le point de gravité.

2 – Surface ! Deux pieds à plat ou un écart de pieds occupent plus de surface, tu es donc plus stable que sur un seul pied. Un écart de pied augmente la surface occupée au sol, on est donc à priori plus stable : mais tout dépend de l’écart. Il faut trouver celui qui stabilise le plus !

3 – Poids. Plus le poids est réparti vers le bas, plus on est stable. L’architecture la plus stable est la pyramide.

Un gratte-ciel / building n’est donc, en réalité, pas si stable que cela. Pourtant on en trouve beaucoup au Japon par exemple, pays souvent secoué par des tremblements de terre. Comment est-ce possible ? Grâce aux fondations : l’immeuble n’est pas posé sur le sol, avant sa construction on a creusé un grand trou pour y faire une première structure, et la rattacher au bâtiment qu’on va y construire.

On bâtit de hautes tours pour des questions de place… et aussi pour le symbole (plus le building est grand, plus c’est symbole de pouvoir. Certains pays « s’affrontent » depuis des décennies : c’est à celui qui construira la tour la plus haute ! A Dubaï, la tour Burj Khalifa fait plus de 800 mètres de hauteur).

Un objet du quotidien permet de vérifier immédiatement tout cela : la bouteille. Posée à l’envers, il y a peu de poids et de surface vers le bas. On a du mal à la faire tenir ! Si on la touche légèrement elle est déjà instable, voire tombe. Posée à l’endroit, le plus grand poids et la plus grande surface sont situés vers le bas… et il y a moins de poids et de surface vers le haut.

Pour rendre la bouteille encore plus stable (sur la base d’une bouteille vide en plastique par exemple) on peut y verser de l’eau au quart. Ainsi, il y a encore plus de poids vers le bas… Si on referme la bouteille et qu’on y donne de petites « tapes », on remarque nettement la différence.


Comprendre les illusions d’optique

Le carré du haut est-il vraiment plus sombre que le carré du bas ? Eh non : ils sont de la même couleur. Mais comment le vérifier ? Il suffit de mettre deux doigts sur ce dessin de sorte que le milieu (les bords séparant les deux carrés) soit caché.

Une image qui piège les repères visuels

Une question ? Contactez-nous.

Ce petit extrait d’expériences est à retrouver, parmi d’innombrables manipulations, énigmes & mélanges, dans nos interventions à Bois-Colombes, Vauvresson, au Perreux sur marne et bien d’autres endroits, dont notre belle ville de Paris.

Ces idées vous ont inspiré ? Notre rubrique science ludique en donnent d’autres, à explorer sans modération. Et pour passer à la vitesse supérieure avec une animation clé en main, les Délirovores sont là pour vos anniversaires, vos événements d’entreprise et vos établissements scolaires & centres de loisirs.