
La journée avait fort bien débuté au labo. Mais… à la suite d’un mélange loupé, une fumée a altéré nos sens. Pour les savants que nous sommes, une rééducation (scientifique) s’impose : une série d’épreuves nous fera réacquérir nos capacités. Si nous réussissons, nous pourrons alors enfin mettre en place les « matières folles » pour le concours annuel des labos, comme c’était prévu en ce jour. Bien entendu, notre professeur est là pour nous aider. Mais… taquin, il prend un malin plaisir à ne pas tout nous dire d’emblée. D’incroyables métamorphoses sont au rendez-vous…

Partie 1 – Un monde d’illusions
La fumée nous a fait perdre toute notre force de concentration. Il va donc falloir mettre notre vue et notre attention à l’épreuve. Pour cela, un peu de science « hypnotique » devrait faire l’affaire.
. Distribution de flacons contenant le fascinant fluide rhéoscopique. Un liquide produisant des mouvements captivants… On oriente son flacon, on le secoue, on fait aller et venir le liquide dans un sens, dans un autre… Puis on s’échange les flacons, chacun étant de couleur et de densité différente.

. Expérimentons des illusions d’optique inédites. Qui piègent la perspective, la vision des couleurs, nous font voir le monde extérieur comme difforme… A chaque nouvelle illusion, on doit en comprendre le principe.
. Puis, des illusions d’optique qui s’animent grâce à une superposition de feuilles. Quelles sont celles qui fonctionnent, celles qui ne marchent pas ? En observant d’encore plus près, on découvrira le secret de cette technique.
Parfait, nous voici désormais prêts à manipuler, tester, réfléchir et… rigoler.
Partie 2 – Sensibilité… artistique et scientifique
La fumée nous a fait perdre notre sens artistique. Or, sans inspiration ni créativité la science n’est rien ! Quatre expérimentations nous attendent, mêlant art et science.
. Chacun réalise un dessin (ou écrit un message) en deux parties, puis en efface la moitié. On regarde la création de l’autre, on tente de deviner ce que sera l’autre moitié… puis, par une seconde technique, on fait TOUT réapparaître.
. Sur un curieux plastique, on trace un personnage au feutre, sans toucher la matière… Pas si simple ! Puis, on découpe. Chacun dispose son « bonhomme prisonnier » sur le creux de la main, bien à plat… le personnage se met à bouger de lui-même, et ne tarde guère à s’échapper. Lequel s’évadera le plus vite, et surtout pourquoi se tord-t-il ainsi ?

. Plongeons une figurine dans ce liquide… Elle font et se dissout. On en récupère un curieux slime, avec lequel chacun construit une petite sculpture et la fait sécher.
. Un dessin peut-il « prendre vie » ? Ceux que nous traçons sur ces grosses cuillères, une fois plongés dans l’eau, se détachent, se décollent, se croisent, se côtoient et font la course. On peut ensuite les transférer sur une feuille, un objet… ou même la peau pour une sorte de petite décalcomanie.

Partie 3 – Maîtriser les couleurs
La fumée nous a rendus daltoniens ! Qu’est-ce qu’un vrai rouge, un rose pâle, un vert émeraude ? Tout est flou… Pour remédier à cela, voici de belles expériences multicolores.

– Des gouttes colorées sur du lait… plus une matière-mystère… et les couleurs partent en tout sens. Chacun crée son œuvre d’art abstrait.
– Après la loi du chaos, celle de l’harmonie : ces autres couleurs, provenant de bonbons, vont s’étendre sur l’eau de façon bien plus ordonnée. Droites, en spirale ? Tout dépend comment on s’y prend.
– Opération chromatographie : au mépris de la gravité, l’eau remonte à la verticale et sépare nos points et traits de couleurs en plusieurs parties. Le marron, par exemple, devient rouge et vert… puis on distingue des soupçons de jaune et de bleu.

– Après avoir séparé les couleurs, chemin inverse : quelques mélanges de colorants nous font (re)découvrir les tons primaires, secondaires et tertiaires. Qui parviendra à faire un véritable rose, rouge ou bleu nuit ?
– Stratagème saisissant : un liquide changeant plusieurs fois de couleur, presque instantanément…
– Une feuille changeant de ton selon la chaleur apportée.
Partie 4 – La valse des monstres
La fumée nous a fait perdre nos sens tactiles. Pour pallier à cela, quatre nouvelles expériences nous font créer des « monstres » à toucher et malaxer, tous très différents les uns des autres.

– Le Moudur – Une matière à la fois solide… et liquide ! Qui ne sait se décider entre les deux ! En état quasi « quantique » ! On la coupe au couteau, le tracé se referme. On la prend dans la main, au premier instant c’est solide, quelques secondes après ça dégouline entre les doigts…
– Le Pamouyé – Une matière toujours sèche, même sur l’eau… même DANS l’eau. Différentes façons de le vérifier par l’expérience. Non ce n’est pas du sable… plutôt un produit alimentaire pas si méconnu. Mais lequel ?
– L’Ogrinou – Une matière mangeuse d’eau, qui grossit et se transforme en fausse neige.
– Le Bleussa – Un sable trop sec… en apparence. En réalité, ayant toute l’année le comportement d’un sable humide.
Partie 5 – Les matières folles
Enfin ! Nos capacités sont de retour. Place aux matières folles pour le concours ! Il était temps, les inscriptions s’achèvent. Terminons cette drôle de journée en apothéose…
– Un liquide qui s’expulse de son flacon pour décupler de volume et se colorer. Attention : ne pas cligner des yeux, effet magnifique mais très rapide.

– Un bout de feuille libérant en un instant une tonne de fumée aussi éphémère qu’inoffensive. Attention, exécution plus rapide encore que la première.

– Une tige de « charbon » qui s’élève de plus en plus haut comme par sorcellerie… A nous de la faire monter encore plus, toujours plus ! Et en mode détente s’il vous plaît : cette fois, la réaction est bien plus lente.
– Un gros trombone qui se déforme… puis qui se reforme tout seul. On peut le triturer autant qu’on veut, une fois plongé dans l’eau la figure initiale revient en quelques instants !
– De petites boules d’alu qui se dissolvent en faisant pcccccht, tout doucement, dans… un certain produit à deviner.
Remporterons-nous le concours ? Nos prochaines missions seront-elles réussies ou catastrophiques ? Allons-nous inventer le fil laser à couper le beurre salé ? A chacun de l’imaginer…
Vous n’êtes pas à Paris mais au Vésinet ? Ou bien à Charenton, à Garches ? Ou tout autre endroit en Ile-de-France ? Nous couvrons toute la région… et parfois même plus loin encore.
